Je compte MTL 2018

Foire aux questions

Pourquoi faire un deuxième dénombrement ?
  • Pour agir dans une situation aussi complexe, il faut mieux connaître les différents visages de l’itinérance et suivre leur évolution dans le temps.
  • Le dénombrement 2018 se déroule dans un contexte où 61 communautés au Canada sont invitées à dénombrer l’itinérance sur leur territoire (Tout le monde compte 2018).
  • Au Québec, en plus de Montréal, 10 autres communautés feront un dénombrement ponctuel, sous la direction du ministère de la Santé et des Services sociaux.
  • À Montréal, notre objectif est de  répéter l’exercice de 2015 tout en améliorant certains aspects. Les nouvelles données sociodémographiques recueillies s’ajouteront aux connaissances sur l’itinérance et permettront de mieux comprendre le phénomène.
Qui est responsable du dénombrement à Montréal en 2018 ?
  • La Ville de Montréal et le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal ont confié au Centre de recherche de l’hôpital Douglas le mandat de réaliser ce deuxième dénombrement des personnes en situation d’itinérance visible à Montréal.
  • L’équipe du Centre de recherche de l’hôpital Douglas, qui possède une expertise unique, est dirigée par Éric Latimer.
  • Elle est appuyée par le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM) qui est responsable du recrutement et du déploiement des bénévoles, et qui apporte un soutien d’un point de vue stratégique, logistique et en matière de communication.
Un exercice de dénombrement qui ne se déroule que sur quelques heures peut-il nous fournir des données fiables?
  • La méthodologie utilisée est fiable et a été développée au fil du temps avec l’aide de nombreux partenaires. Elle est soutenue par les trois niveaux de gouvernement (municipal, provincial et fédéral).
  • Tous les dénombrements canadiens qui auront lieu en 2018 adopteront une méthodologie semblable avec un tronc commun, ce qui facilitera la comparaison entre villes et régions et la compréhension des données.
  • Il est important de rappeler qu’un tel exercice se concentre sur l’itinérance visible et que d’autres démarches de développement des connaissances sont nécessaires pour compléter un portrait de l’itinérance et l’ensemble des besoins en termes de services à offrir. Il n’en demeure pas moins que les données issues de cet exercice sont utiles pour connaître la sévérité de la situation des personnes dans l’espace public et dans les ressources et ainsi développer des solutions adaptées à leurs besoins, y compris une meilleure planification des mesures d’urgence pour les sans-abri, particulièrement dans l’espace public et les ressources d’hébergement d’urgence (refuges).
  • Par ailleurs, un effort sera fait pour mieux rejoindre les jeunes, les autochtones et les femmes que l’on sait être plus souvent en situation d’itinérance cachée.
À combien estimez-vous le nombre d’itinérants actuellement à Montréal?
  • Lors du premier exercice de dénombrement, qui remonte à 2015, nous avons estimé que 3016 personnes étaient en situation d’itinérance visible à Montréal la nuit du 24 mars, sans compter les personnes en situation d’itinérance cachée (soit les personnes qui se trouvent dans des maisons de chambres, hébergées chez d’autres, dans des hôtels ou des motels, et qui n’ont pas de domicile fixe).
  • Environ le quart de ces personnes étaient en situation d’itinérance chronique depuis quatre ans ou plus.
Le portrait de l’itinérance a-t-il évolué au cours des années?
  • Le portrait de l’itinérance a beaucoup changé au fil des ans. Le phénomène ne touche plus uniquement les hommes, mais aussi les femmes, les jeunes et les personnes âgées.
  • Les nouveaux arrivants et les Autochtones comptent pour une proportion grandissante des personnes en situation d’itinérance.
  • Le dénombrement 2018 permettra de mettre à jour les chiffres et de mesurer l’évolution depuis 2015.
Quels sont les bénéfices concrets en matière de lutte contre l’itinérance constatés par les villes qui font un dénombrement ?
  • Les villes qui ont accordé une attention sérieuse au problème de l’itinérance ont tenté de mesurer les résultats de leurs programmes.
  • À titre d’exemple, les données du dénombrement 2015 indiquaient que près de 76 % des répondants qui avaient dormi à l’extérieur avaient aussi fréquenté un centre de jour au cours des derniers mois. Cette information importante a conduit la Ville à s’intéresser davantage au travail des centres de jour montréalais.
  • À Vancouver, les dénombrements annuels ont contribué à attirer l’attention des médias et la Ville sur le problème de l’itinérance, et à réduire le nombre de personnes vivant dans la rue.
  • À Toronto, l’enquête de 2013 a révélé que la jeune population itinérante comptait un nombre disproportionné de personnes LGBT très vulnérables. Cela a conduit à l’établissement de programmes spécifiques pour ces personnes.
Puisque le dénombrement permet d’avoir une image de l’itinérance visible une soirée donnée, comment s’assurer de prendre en compte l’ensemble des besoins en itinérance dans la planification des actions?

Le dénombrement 2018 s’inscrit dans le deuxième portrait sur l’itinérance au Québec. Ce portrait, en plus des résultats des dénombrements dans 11 régions du Québec, comportera trois autres volets :

  1. documenter l’itinérance cachée, par le biais d’un sondage auprès de la population générale qui pourra conduire par la suite à l’ajout de questions sur l’itinérance au sein d’une enquête sociale plus générale;
  2. documenter l’utilisation des services par les personnes en situation d’itinérance;
  3. approfondir nos connaissances à l’égard des personnes en situation d’itinérance, en documentant leurs caractéristiques, leur parcours ainsi que les facteurs sociaux et individuels associés à leur réalité.

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